Confession de foi

 En tant que croyants dans le Seigneur Jésus-Christ, nous soutenons que ce qui suit est un résumé de ce que nous croyons être les vérités fondamentales au sujet de Dieu et de ses œuvres.

 La Bible

Tout au long de l’histoire, Dieu s’est révélé de différentes façons, et il a conservé la substance de cette révélation dans la Bible. Lorsque nous disons « la Bible », nous voulons dire les soixante-six livres de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ces livres ont été écrits par des auteurs divinement choisis qui ont été poussés et gardés par l’Esprit de Dieu. Même si ces écrivains étaient de véritables auteurs et, dans la plupart des cas, et non pas seulement des secrétaires à qui l’on a dicté ce qu’ils devaient écrire, l’œuvre de l’Esprit était si complète que tout ce qui a été écrit dans les livres bibliques constitue la vérité de Dieu sans erreurs.

À proprement parler, l’inerrance de la Bible s’applique à ses livres tels qu’ils ont été écrits à l’origine, mais nous pouvons être assurés que nous avons le texte original de la Bible dans les copies et les traductions que nous possédons aujourd’hui parce que Dieu a conservé ces écrits. Seule la Bible peut servir d’autorité finale quand il est question de définir ce que nous devrions croire ou comment nous devrions vivre. Les interprétations traditionnelles de la Bible et les confessions de foi sont de guides utiles, mais elles sont toujours sujettes à la correction à cause des études plus approfondies de la Bible que nous pourrions faire. Toute collaboration avec d’autres qui professent être chrétiens doit être basée sur un engagement partagé à l’égard de l’unique autorité et la complète véracité de la Bible (Mt 5. 17,18; Jn 16. 12-15; 2 Tm 3.16,17; 2 P 1.20,21).

 Dieu

Il n’y a qu’un seul Dieu qui est le créateur de cet univers. Dieu, qui est un Dieu d’amour et de justice, a toujours existé et il existera toujours. Il exerce l’autorité suprême sur toutes les personnes et toutes les choses, et il n’est soumis à aucun autre être ni à aucun principe. Selon les termes bibliques, nous affirmons que Dieu est « saint ». Il est unique à tout point de vue et dans une catégorie à part, libre de toutes les limites et imperfections que connaissent les créatures. Lui seul est parfait, en ce qui concerne la majesté de son être et la pureté morale de sa nature et de son action. Même si Dieu est unique dans son être, il existe éternellement en trois personnes divines : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. L’idée de la trinité est un mystère au-delà de notre compréhension, mais nous sommes poussés de l’affirmer à cause du témoignage de la Bible (Gn 1 et 2; Dt 6.4,5; Mt 28.19,20; 2 Co 13.14).

 Christ

La révélation suprême de Dieu se trouve en Jésus-Christ, l’Homme-Dieu. Le Fils de Dieu est une personne entièrement divine de la trinité qui a existé de toute éternité. Pour sauver des êtres humains, il a ajouté à sa divinité une nature humaine complète et parfaite, et il est devenu Jésus de Nazareth. Jésus a été miraculeusement conçu par la puissance du Saint-Esprit dans le sein de Marie, une vierge juive. Il a vécu une vie sans péché en obéissant à Dieu le Père, et son obéissance a mené à sa mort comme paiement de la pénalité que méritait la désobéissance des êtres pécheurs. Dieu l’a justifié lorsqu’il l’a ressuscité corporellement d’entre les morts, après quoi il est monté au ciel où il est libre des limites de ce monde. Il intercède maintenant pour nous qui croyons en lui, et il nous préserve dans notre relation avec le Père pendant que nous attendons son retour personnel en gloire (Mt 1.18-23; Jn 1.1-18; Rm 5.12-19; 1 Co 15.1-8).

 Le Saint-Esprit

Le Saint-Esprit est une personne entièrement divine, et non pas simplement une force impersonnelle. L’Esprit rend l’œuvre de Jésus-Christ efficace en nous convainquant que nous avons péché contre Dieu, et que par conséquent il nous est impossible d’atteindre les standards de Dieu, que nous méritons donc le jugement de Dieu et que Christ est la réponse à notre besoin. Christ donne l’Esprit pour qu’il demeure en tous ceux qui croient en lui, et l’Esprit donne aux croyants une nouvelle capacité spirituelle qui leur permet de comprendre la parole de Dieu et de la mettre en pratique par obéissance. En faisant sa demeure en nous, il nous met à part en tant qu’enfants de Dieu; il continue à nous transformer pour que nous soyons de disciples fidèles de Christ; et un jour il nous rendra semblables à lui (Jn 7.37-39; 14.16,17; Rm 8.9; 1 Co 12.13). 

 Satan

Satan (aussi appelé le diable) existe en tant qu’être spirituel, méchant et personnel, qui s’oppose à l’œuvre de Dieu dans le monde. Même s’il était bon lorsqu’il a été créé comme être angélique, il est à l’origine de la rébellion contre Dieu, et il continue à utiliser son pouvoir, qui est réel mais limité, pour s’opposer à tout ce qui pourrait contribuer à la gloire à Dieu et au bien de l’humanité (Gn 3.1-15; Jb 1.6-12; 2 Co 11.13-15; 1 P 5.8,9).

 L’homme

Les hommes ont été créés par Dieu pour qu’ils lui ressemblent à tout point de vue. Cela est essentiel si nous voulons être en communion avec lui. Ils sont les représentants visibles de Dieu dans l’exercice de l’autorité sur le monde créé. Nos premiers parents ont péché en désobéissant à un commandement explicite de Dieu, et ils ont ainsi causé la ruine de la race humaine. La Bible décrit cette ruine en utilisant le terme « mort » : la mort spirituelle, physique et éternelle. La mort spirituelle comprend la corruption du cœur, de façon à ce que les êtres humains sont, de par leur nature, totalement incapables de plaire à Dieu. La mort physique est la destinée de tous les êtres humains. Et la mort éternelle comprend la séparation permanente de Dieu de tous ceux qui refusent de se repentir et d’accepter la grâce que Dieu leur offre (Gn 1.26,27; 3.1-24; Rm 5.12-19; Ép 2.1-3). 

Le salut

 Même si Dieu avait pu laisser les êtres humains dans leur péché et leur culpabilité, il a choisi de nous délivrer librement et gracieusement de notre condition de perdition. Il nous a donné son Fils éternel qui est venu comme être humain pour nous sauver. L’œuvre salvatrice de Christ gravite autour de sa mort sanglante à la croix, où il a choisi de prendre sur lui la punition que nous méritions. Il a ainsi satisfait les exigences de la loi morale de Dieu, et il a détourné de nous la colère de Dieu qui est déversée sur les pécheurs qui refusent de se repentir. Dieu a démontré qu’il avait approuvé l’œuvre de Christ en le ressuscitant d’entre les morts et en l’exaltant comme Seigneur au ciel. Sur la base de cette œuvre de Christ, Dieu accepte comme parfaitement justes tous ceux qui placent leur confiance en Christ qui est mort et ressuscité pour eux. Nous venons à croire en Christ parce que Dieu accomplit en nous une œuvre de grâce spéciale qui nous permet d’avoir la victoire sur le péché, et parce qu’il nous attire à lui. Puis, Dieu continue son œuvre de grâce, de façon à ce que tous ceux qui ont été attirés à la foi en Christ seront préservés dans la foi et le salut, et ils seront rendus parfaits dans l’au-delà (Jn 6.35-40; Rm 3.19-26; 8.28-30; 1 P 1.18-23).

 Les choses futures

 Nous croyons au retour personnel, corporel et glorieux de Jésus-Christ, tout comme il l’avait promis et comme ses apôtres l’ont affirmé. À la fin, Christ ressuscitera tous ceux qui ont vécu sur la terre, et il prononcera le jugement parfait de Dieu sur toute personne. Ceux qui sont sauvés vivront éternellement dans la création parfaite et renouvelée, et ceux qui ne se sont pas repentis existeront éternellement en étant punis consciemment en enfer (Mt 25.31-46; Jn 5.28,29; 1 Th 4.11-18; Ap 20-22). 

L'Église 

 L’Église universelle, la communauté de croyants en Christ, est manifestée dans les Églises locales à travers le monde. Une Église locale bien ordonnée est une communauté de personnes qui ont confessé leur foi en Christ en ayant été immergées dans les eaux du baptême et qui, par leur baptême, se sont engagés envers les uns les autres ainsi qu’envers Christ. Ces croyants cherchent  à proclamer ensemble l’Évangile de Christ, à s’édifier les uns les autres en tant que disciples de Christ, à transmettre la foi chrétienne à la génération suivante et à adorer Dieu en tant que peuple appelé à faire partie d’une société distincte dans ce monde. Chaque Église locale est appelée à reconnaître Christ comme Seigneur et Chef de l’Église et à utiliser ses capacités qu’elle a reçues de Dieu et les occasions qu’elle a de faire connaître Christ dans sa communauté. Chaque Église a besoin d’être servie par deux sortes de leaders : ceux qui exercent un ministère dans l’enseignement et la direction (connus dans la Bible sous le nom d’anciens, de surveillants ou de pasteurs), et ceux qui exercent un ministère d’ordre pratique (connus dans la Bible sous le nom de diacres) (Rm 12.3-8; Ép 4.1-16; 1 Tm 3.1-15; 1 P 2.9,10). 

Les symboles de l'Évangile  

Parmi les ordonnances de Christ, il y a deux symboles de l’Évangile, qu’il a institués afin que ses disciples les observent jusqu’à son retour – le premier est un signe d’identification à Christ et l’autre un rappel perpétuel de son sacrifice.

1.      Le baptême est l’acte par lequel un croyant est immergé dans l’eau, au début de sa vie chrétienne. C’est un moyen formel de répondre à l’Évangile et une initiation en tant que disciple du Seigneur Jésus-Christ. L’acte est un puissant symbole d’une union avec Christ en sa mort, son ensevelissement et sa résurrection, avec tout ce que cela implique au sujet de notre mort à l’égard de notre ancienne vie et de notre renaissance spirituelle (Mt 28.19,20; Rm 6.3,4).

2.      Le repas du Seigneur est un repas symbolique durant lequel les croyants ont part aux deux éléments, le pain et le vin, pour se rappeler de façon tangible le corps et le sang de Christ, qui ont été offerts pour notre salut. Par cet acte, toute la communauté de croyants proclame la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il revienne (Lc 22.19.20; 1 Co  11.23-34). 

L'Église et l'État 

L’Église et l’État ont tous les deux des fonctions ordonnées par Dieu qu’ils doivent remplir en obéissance à Dieu, mais les deux sont distincts. La responsabilité de l’État est de rechercher la justice publique pour le bien de tous (Mt 22.21).  

La liberté religieuse  

Même si Dieu appelle tous les peuples à croire en lui et à venir à lui par Jésus-Christ, cette profession de foi doit être personnelle et authentique et non pas imposée par la loi civile. Chaque personne devrait donc avoir le droit civil de pratiquer et de promouvoir ses propres croyances (Rm 14.11,12). 

Le jour du Seigneur

 Nous soutenons la tradition de l’Église primitive qui reconnaît le caractère particulier de la première journée de la semaine, le jour où notre Seigneur est ressuscité d’entre les morts. Même si nous devons vivre chaque jour pour la gloire de Dieu, en nous rendant obéissants à Christ, le premier jour de la semaine est un jour particulièrement approprié pour adorer et servir Dieu ensemble (Ac 20.7; 1 Co 16.1,2). 

Le gouvernement civil

Le gouvernement civil, dans ses formes variées, est divinement établi dans l’intérêt de protéger le bien-être et le bon ordre de la société dans son ensemble. Les chrétiens ont la responsabilité de prier pour ceux qui ont reçu cette importante responsabilité et d’obéir consciencieusement aux lois qu’imposent ces autorités gouvernementales. Toutefois, étant donné que Jésus-Christ est le Seigneur suprême de tous et le Chef des autorités terrestres, ses disciples ont le droit de désobéir aux lois qui sont contre la volonté révélée de Christ. Cependant, cela devrait être l’exception et non la règle, et la désobéissance civile doit avoir lieu seulement en dernier ressort lorsque c’est absolument nécessaire (Ac 5.29; Rm 13.1-7;1 P 2.13-17).